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À 180 Degrés / Chagrin Scolaire

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Chagrin scolaire avis : la maison des maternelles

À 180 degrés et Chagrin scolaire avis : Mia a peur de Kévin, le monstre poilu caché sous son lit. Ezio, quant à lui, est victime de terreurs nocturnes à répétition. Tout comme Mia et Ezio, bon nombre d’enfants sont confrontés à différentes peurs : peur du noir, des cambrioleurs, de leur ombre ou encore peur de la mort. Dans une émission de « La Maison des Maternelles« , Emmanuelle Piquet, psychopraticienne spécialisée dans la thérapie brève, aborde l’approche des cabinets À 180 degrés et Chagrin Scolaire.

Les peurs infantiles : À 180 degrés et Chagrin scolaire avis.

Les peurs infantiles apparaissent vers l’âge de 3 ans. À cet âge-là, les choses qui paraissaient jusqu’ici normales le deviennent de moins en moins.
“C’est un combat interne entre le rationnel et l’irrationnel pour l’enfant. C’est ce combat-là qui transforme les peurs en angoisse », explique Emmanuelle Piquet.

Les peurs sont bien différentes des angoisses :

Pour la thérapeute, les peurs sont bien différentes des angoisses : « La peur est quelque chose d’important, et il est important aussi de l’apprivoiser. Parce que si on ne l’apprivoise pas et qu’on essaie de la contrôler, alors elle risque de se transformer en angoisse un peu submergeante. »



“J’aurais envie, mais j’ai tellement peur !”

Cette phrase entraîne un véritable blocage, une situation où la peur est plus forte que l’envie.

Pour apprivoiser les différentes peurs, les thérapeutes des centres À 180 degrés et Chagrin Scolaire utilisent différentes approches :

« Le problème, c’est qu’une peur à zéro, ça ne va pas. Parce que quand on a peur de rien, on fait n’importe quoi. Mais la peur à 100, c’est beaucoup trop, parce que ça nous paralyse, ça nous empêche de faire des choses dont on a envie.
Notre travail, c’est que cette peur passe de 100 à 10. » explique Emmanuelle Piquet.

Que dire aux enfants pour les rassurer ?
L’approche à 180 degrés et Chagrin Scolaire avis.

« Je conseille de ne pas les rassurer. C’est sans doute un peu paradoxal. Mais je pense que lorsqu’on a essayé à plusieurs reprises de rassurer un enfant en lui disant que ses peurs n’existent pas, et en lui disant qu’il n’a aucune raison d’avoir peur (ce qui est logique d’une certaine manière), et que cela ne marche pas, alors je me dis que rassurer, c’est comme si on niait la peur, et c’est quand on essaie de la nier qu’elle grandit et qu’elle est encore plus forte. Lorsque l’on rassure un enfant, on vient nier ses angoisses. »

Accueillir la peur.

Emmanuelle Piquet invite les parents à accompagner la peur plutôt que de la nier.

« J’invite plutôt les parents à accueillir la peur. Par exemple, pour les enfants qui ont peur d’un monstre dans leur chambre, ce que je conseille aux mamans, c’est de montrer que oui, cette peur existe, en raccompagnant par exemple le monstre jusqu’à la porte.
Cela apaise les enfants qu’on prenne en considération leurs angoisses, parce que sinon ils en ont honte. »

Certaines phrases peuvent sembler anodines : « Mais arrête, tu es débile ou quoi d’avoir peur de ça ? » entraînant une honte et un réel blocage. Les approches des centres à 180 degrés et chagrin scolaire invitent plutôt à accueillir la peur : « Moi, je comprends que tu aies peur de ça, moi-même petit j’en avais peur ».


Pour plus de précision, retrouvez l’émission La Maison des Maternelles en intégralité : Les peurs qui font grandir