BLOG


À 180 Degrés / Chagrin Scolaire

Retour
Y’a qui dans cette équipe ? – Episode 2

Notre prof’ principale !
Olinde, qui a repris ce rôle il y a quelques mois avec son humilité et sa générosité habituelles, nous fait l’honneur de nous dire quelques mots sur cette nouvelle fonction qui lui va si bien

Comment définirais-tu ta mission de prof’ principale ?

C’est être en quelque sorte une nounou ou une CPE pour nos étudiant·es.

Je fais un entretien systématique avec chacun·e pendant le parcours fondamental et au cours de la première année d’intensif. Et les étudiant·es peuvent solliciter un RDV à tout moment avec moi.

C’est très important qu’il y ait un espace de parole libre où ils et elles peuvent déposer ce qu’ils veulent en tout confidentialité.

Les journées de formation ne sont pas des lieux appropriés pour tout dire. On n’a pas le temps. Ce n’est parfois pas évident de dire quelque chose le jour même ou devant les autres participant·es.

Donc mon rôle c’est d’écouter, d’accueillir les états d’âme, les ressentis sur la pédagogie, le groupe, de lever les doutes, de répondre aux questions.

Pour nous les thérapeutes tout nous parait évidemment très clair sur les différentes propositions du parcours comme on a donné toutes les informations au début mais ça fait beaucoup parfois pour les étudiant·es et ils et elles ont besoin d’y revenir.

Et ils ont souvent besoin de reparler de l’évaluation car ça fait flipper !

Comment s’est passée ta prise de fonction ?

J’ai remplacé Muriel Martin Chabert qui est partie à la retraite, comme tu sais, l’été dernier. Alors comme je ne suis pas une cérébrale, j’ai pris les choses comme elles venaient. J’ai contacté les étudiant·es pour leur dire « je suis votre prof principale, à votre disposition » et tout s’est fait très naturellement.

Qu’est-ce que tu préfères dans cette mission ? Et qu’est-ce que tu aimes moins ?

Tu me connais… j’aime les gens, c’est dans ma nature de les écouter. Je me dis que s’ils osent se confier, j’ai une utilité. Ça rejoint ce que je fais en thérapie.  Ce n’est pas dur à faire, c’est de la relation ! Donc c’est que du plaisir. Et les étudiant·es sont bienveillant·es entre eux, il y a un bon esprit.

On est là aussi pour entendre que parfois tout n’est pas parfait. Ils ont le droit de se plaindre ! Les feedbacks nous aident à nous améliorer. Il y a eu récemment des suggestions intéressantes : faire des tours de tables plus synthétiques et donner des exercices à faire au groupe pendant le passage de chacun en point individuel de fin de parcours.

L’objectif c’est que tout le monde se sente bien.

Quelque chose t’a surpris ?

Oui, la confiance des étudiant·es qui, pour certain·es, se livrent et me racontent des choses très personnelles.

Les entretiens se transforment-ils parfois en thérapie ?

Si certain·es étudiant·es commencent à vraiment me parler de leur problème, de leur peur, et qu’effectivement on s’attarde et que je sens que ça peut être bloquant, je le propose de faire 2 ou 3 séances de psychanalyse pour comprendre d’où vient leur peur, sûrement liée à leur enfance (je déconne évidemment). Je leur suggère 2 ou 3 séances de thérapie brève, en leur proposant de choisir un·e thérapeute qui n’est pas formateur·ice, pour qu’ils se sentent totalement à l’aise.

Si tu avais un conseil pour nos étudiants, ce serait lequel ?

Gardez à l’esprit que lors des formations, vous devez vous autoriser à vous tromper ! Trébucher fait partie du parcours. N’oublions pas que lorsqu’on se trompe et qu’on obtient un feedback des formateurs, on vit une expérience émotionnelle correctrice qui fait qu’on ne refera plus jamais la même erreur. ET que nous, les formateurs, sommes aussi passés par ces étapes et nous aussi nous nous sommes trompés (moi en tout cas !).

Merci Olinde, nos étudiant·es ont bien de la chance 😊

Camille